7 avril 2020 – Ugo BRUSETTI

Depuis le début du confinement, les ventes d’alcool en grande distribution sont en recul de – 16 %. Si certains segments se portent bien, d’autres plongent littéralement. Grâce aux données du panéliste Nielsen, Rayon Boissons vous délivre son analyse.

Le rhum ne connaît pas la crise. Malgré le confinement, les ventes d’eau-de-vie de canne accélèrent toujours.

La période de confinement ne bénéficie pour le moment pas au rayon alcools. Les deux dernières semaines de mars ont en effet été marquées par un très fort recul des vins, des bières et des spiritueux de – 16 % par rapport à la même période l’année dernière selon Nielsen. En incluant les quatre jours précédant le confinement, et notamment la journée exceptionnelle du lundi 16 mars (+ 133 %), les ventes demeurent déclinantes, à – 3,4 %.

Selon les catégories, la situation s’avère très variable. Certaines habituellement dynamiques ont plutôt profité de la crise. C’est le cas du rhum (+ 11 %), de la bière (+ 7 %) et du vin rosé (+ 3,2 %). En difficulté depuis de nombreux mois, le segment des anisés a rebondi à + 1,8 %. Un résultat à mettre en lien avec la météo ensoleillée. Les consommateurs de RicardPastis 51 ou Duval sont peut-être également plus enclins à stocker de grandes quantités chez eux. À voir désormais comment les ventes évolueront dans les prochaines semaines.

Dans ce contexte si particulier, les segments les plus mal orientés sont le cidre, les liqueurs, les vins effervescents et le champagne. Très prisées lors des instants festifs, les deux dernières catégories ont assez logiquement souffert (- 28,8 % et – 52,5 %). Du côté des vins tranquilles, malgré la bonne tenue des rosés, les ventes sont toujours en repli, tirées par les mauvais résultats en hypermarchés (- 31 % lors de la semaine du 23 au 29 mars). A contrario, le drive se révèle extrêmement dynamique avec des ventes en valeur à + 118 % et + 158 % lors des deux dernières semaines de mars.

Le confinement a enfin eu un fort impact sur le développement des grands formats. Le chiffre d’affaires des Bib® de vin a ainsi augmenté de + 43 % entre le 16 et le 29 mars par rapport à la même période l’an passé. Les fûts de bières ne sont pas en reste avec une hausse en valeur de + 16 %. De quoi de nouveau étayer la thèse du stockage.

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